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dimanche 26 avril 2026

Annonce de blogue — Graveyard: Liaisons dangereuses

Une nouvelle qui devrait ravir les amatrices de romances  sombres et envoûtantes: le coffret spécial Graveyard:  Liaisons  dangereuses sera bientôt disponible.

 

Ce coffret réunit l’intégralité de la série Graveyard en un seul volume, pour offrir une immersion totale dans un univers où le désir frôle le danger, où les serments se paient en sang, et où chaque histoire explore des passions aussi intenses que périlleuses.

 

Que vous découvriez la série pour la première fois ou que vous souhaitiez la redécouvrir sous un nouveau format, ce coffret est pensé comme une véritable porte d’entrée dans les coulisses les plus sombres — et les plus sensuelles — de Graveyard.

 

La date de sortie officielle sera annoncée très bientôt.

 

Restez à l’affût… les liaisons dangereuses n’ont jamais été aussi proches. :)

mardi 7 avril 2026

Pourquoi je préfère le WebNovel aux autres formats d’édition

Écrire, entre profondeur et concision

Depuis quelques années, le « WebNovel » a transformé petit à petit ma manière d’écrire. Non pas parce qu’il s’oppose au roman classique, mais parce qu’il m’offre un espace où je peux développer mes personnages en profondeur, tout en apprenant à toucher le lecteur avec des chapitres courts, émotionnels et précis.

 

C’est un équilibre que je trouve incroyablement stimulant.

 

Approfondir davantage… en moins de mots, mais en plus de chapitres

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, écrire des chapitres courts ne limite pas la profondeur. Au contraire. Le format du «WebNovel» m’oblige à aller droit à l’essentiel, à choisir chaque mot pour qu’il porte du sens, de la tension ou de l’émotion.

 

Ce rythme épisodique des chapitres, et aussi de cette écriture simultanée, me permet d’explorer les personnages sur la durée, de les laisser évoluer sous les yeux du lecteur, en temps réel. Tous les jours, à un rythme de deux chapitres, mes lecteurs ont droit à un nouvel épisode, un peu comme un feuilleton à la télé.

 

Le fait qu’il n’y ait aucune limite au nombre de chapitres d’un «WebNovel» me permet aussi des arcs plus longs, des nuances plus fines, des retours intérieurs plus fréquents — sans jamais perdre l’élan narratif.

 

Une écriture émotionnelle, immédiate
 

Le «WebNovel» demande une écriture vivante, qui accroche dès la première ligne. Les chapitres courts créent une proximité particulière : chaque scène devient un battement de cœur, chaque échange un moment suspendu.

 

C’est un format qui encourage l’émotion brute, la tension continue, les révélations distillées au bon moment. On écrit pour être lu maintenant, pas dans six mois.

 

Le roman classique: une autre respiration

À l’inverse, le roman classique offre une structure plus vaste, plus réfléchie, où tout est pensé dans un ensemble cohérent avant publication. On y travaille la narration comme une architecture complète.

 

Un début solide,

Une montée progressive,

Une résolution maîtrisée.

 

C’est une expérience plus lente, plus immersive, où l’on peut se permettre des descriptions plus longues, des transitions plus douces, une construction plus méthodique.

 

Pourquoi le «WebNovel» me plaît-il autant?

Ce que j’aime, c’est cette double liberté en tant qu’auteure. Celle d’approfondir mes personnages sur des dizaines, parfois des centaines de chapitres, tout en apprenant à écrire avec une précision chirurgicale, capable de toucher le lecteur en quelques lignes.

 

C’est un format qui me pousse à être à la fois plus efficace et plus sensible, plus immersive et plus disciplinée.

 

Et c’est aussi un espace où la relation avec les lecteurs est plus directe, plus vivante, presque conversationnelle.

 

Le «WebNovel» et le roman classique ne sont pas deux mondes opposés : ce sont deux façons différentes d’explorer la narration.

 

L’un m’offre la liberté de creuser mes personnages en profondeur, l’autre la satisfaction d’une œuvre complète et structurée.

 

Mais le «WebNovel» a cette magie particulière: il me permet d’être concise et émotionnelle, de raconter beaucoup avec peu, et de partager mes histoires dans un rythme qui me ressemble.

 

Tout cela en espérant bien sûr que mes livres vous séduisent. ;-)

 

― Honey Goldfish


lundi 22 décembre 2025

Quand les mots dérangent

 


Comprendre les relations Maître/Esclave dans la fiction et dans la réalité consensuelle du mode de vie BDSM

 

Récemment un commentaire d'une lectrice au sujet de mon livre "Renaissance de la femme adultère" dans la série du Milliardaire Beach Club m'a amené à faire une réflexion intéressante.

 

Elle me mentionnait son malaise face à un dominant qui ne cessait d'interpeller sa compagne en la traitant d'esclave. Dans sa bouche, cela était un mot doux, mais pour bien des gens, cela peut rendre inconfortable.

 

Non pas parce que ce malaise serait illégitime — il est au contraire parfaitement compréhensible — et même très saint!

 

Parce que ce simple mot. Esclave. Touche à un sujet souvent mal compris, chargé d’histoire, d’émotions et de projections: les relations Maître/Esclave, notamment dans leur forme 24/7... j'ai eu envie de rédiger une entrée à ce sujet sur mon blogue.

 

Cet article n’a pas pour but de convaincre qui que ce soit d’aimer ce type de dynamique. Il a pour but d’expliquer, de contextualiser et de rappeler une chose essentielle: dans une relation saine, le pouvoir donné est toujours un pouvoir consenti.

 

Le poids du mot “esclave” choque

Le mot esclave est lourd de sens. Il évoque la contrainte, la violence, la dépossession, l’absence totale de choix, voir l'humiliation. Historiquement et socialement, il est associé à des réalités traumatiques bien réelles.

 

Il est donc normal que, sorti de son contexte, ce mot provoque un rejet immédiat.

 

Mais dans le roman érotique — et spécialement dans les relations dominants/soumises — le mot ne renvoie pas à une oppression réelle. Il est réinvesti, détourné, transformé en symbole intime, choisi, parfois même sacré. Ce glissement de sens est précisément ce qui peut troubler… et ce qui mérite d’être expliqué.

 

La dynamique maître/esclave 24/7: ce que c’est — et ce que ce n’est pas!

Une relation maître/esclave en 24/7 signifie que la dynamique de pouvoir ne se limite pas à une scène ou à un jeu ponctuel. Elle imprègne le quotidien: les gestes, les rituels, la façon de se parler, parfois même les décisions.

 

Mais — et c’est fondamental — elle repose sur trois piliers non négociables:

 

Le consentement éclairé: donné librement, sans pression, et réversible.

La confiance absolue: l’esclave choisit à qui elle remet ce pouvoir.

Des limites claires: définies ensemble, respectées sans exception.

 

Contrairement aux idées reçues, l’esclave n’est pas privée de volonté. Elle exerce au contraire un pouvoir immense: celui de dire oui, non, stop, ou de partir.

 

L’esclavage d’amour: une soumission choisie, pas une annihilation

On parle parfois "d’esclavage d’amour” pour désigner une forme de soumission profondément affective. Il ne s’agit pas de disparaître, mais de s’offrir.

 

Dans ce type de relation: la soumission est un langage émotionnel. L’abandon est vécu comme une libération, non comme une perte. Le dominant devient le gardien de ce don, non son exploiteur.

 

Pour certaines personnes, se déposer entièrement entre les mains de l’autre — dans un cadre sécurisant — est une manière de lâcher le contrôle, le poids des attentes, la solitude décisionnelle. Ce n’est pas une faiblesse. C’est un choix intime, parfois profondément réparateur et libérateur.

 

Dans la fiction: quand la domination naît d’une faille

 

Dans mon roman, le malaise est intentionnel au départ.

 

Lorsque Damien appelle Sarah “esclave”, ce n’est pas encore un mot d’amour. C’est un test. Une provocation. Une façon maladroite et cruelle de vérifier si elle est sincère dans son désir de revenir vers lui.

 

Mais ce qui commence comme un jeu de pouvoir teinté de blessures évolue. Le mot change de couleur. Il cesse d’être une arme pour devenir un lien.

 

Sarah ne devient pas une esclave par contrainte.

Elle devient son esclave d’amour parce qu’elle le choisit.

Et Damien, loin de s’endurcir, est profondément touché par la confiance totale qu’elle lui accorde.

 

Mais attention! Aimer n’implique pas d’aimer toutes les formes d’amour

Il est important de le dire clairement: ne pas être à l’aise avec ces dynamiques est parfaitement légitime et votre partenaire de jeu se devrait toujours de respecter vos limites.

 

La littérature érotique explore des zones émotionnelles, psychologiques et relationnelles très variées. Certaines seront en harmonie avec nos valeurs, d’autres non. Ce n’est ni un échec ni une faute morale que ce soit de la part de celui qui regarde ou de celui qui crée la fantaisie érotique.

 

Cependant, comprendre qu’une relation maître/esclave consentie, respectueuse et aimante n’a rien à voir avec la domination abusive permet parfois de lire ces histoires autrement — ou au moins de ne pas les réduire à ce qu’elles ne sont pas.

 

En conclusion

Les relations de pouvoir, qu’elles soient littéraires ou réelles, ne sont pas dangereuses en soi. Ce qui est dangereux, c’est l’absence de choix, de parole et de respect.

 

Dans une relation saine, même la soumission la plus totale reste un acte de liberté.

 

Et dans la fiction, parfois, ce sont précisément ces zones inconfortables qui nous obligent à réfléchir à nos propres limites, nos peurs… et à ce que cela signifie vraiment pour nous que d'aimer.

 

Personnellement, dans mes livres, j'aime bien parfois explorer des zones qui me sont à moi aussi parfois inconfortables... et en apprendre aussi un peu sur moi-même par la même occasion! L’étude du mode de vie BDSM en tant qu’auteure m’a d’ailleurs bien souvent poussée à voir au-delà de mes propres limites!

 

Bonne chance à vous dans l'exploration et la découverte de vos propres  préférences! ;-)

 

― Honey Goldfish

samedi 15 novembre 2025

Romance Paranormal: Là où l’amour devient pouvoir et où le destin devient source d'intimité

Depuis quelque temps, j’ai reçu des messages de lecteurs et lectrices — parfois inquiets, parfois curieux — me demandant: « Pourquoi tant de surnaturel maintenant dans tes romans?»

 

Ce style porte un nom. Cela s’appelle de la romance paranormale, et aujourd’hui, je  désire répondre aux questionnements de mes lecteurs et lectrices en toute sincérité tout en vous partageant mon intérêt pour ce style de romance.

 

Non pas pour «expliquer ou justifier une décision d’auteure», mais pour vous ouvrir une porte sur ce qui se passe vraiment en moi quand j’écris.

 

Parce que la vérité est simple:

Je n’ai pas choisi le surnaturel. C’est lui qui m’a choisie.

 

Quand j’écris, je construis et déconstruis le monde qui m’entoure en y jetant un regard qui cherche à demeurer neuf, exempt de préjugés ou du filtre de mes croyances et de mes propres convictions. Ce regard n’est ni réaliste ni fictif. Il est mystique, comme un mélange entre le monde réel et le surnaturel. Entre imaginaire et réalité. Entre la partie visible de l'iceberg et la partie submergée sous cet océan multiculturel du genre humain.

 

Il en a toujours été ainsi dans mes livres. Même dans mes romances un peu plus classiques, il y avait une vibration sous-jacente: quelque chose dans le regard d’un personnage, dans une rencontre quasi impossible, dans un geste qui semblait dépasser la logique ― ou encore une prémonition.

 

Certains appelleront ça l’intuition.

D’autres, la magie.

Il y en a même qui parleront d'anges-gardiens dans l'invisible ou carrément d'intervention divine.

 

Personnellement, j’ai fini par comprendre que c’était simplement… mon univers.

 

Ma perception du monde, qui en tant qu'artiste est teintée par mon imagination très fertile.

 

Les Alphas Divins de mes livres, les âmes prédestinées, les races de créatures surnaturelles entre magie, sorcellerie et même parfois féérie qui s’y entremêlent — tout cela ne m’est pas venu comme un “choix d’auteure”, mais comme une inspiration, petit à petit…

 

Comme si ces histoires attendaient que je sois prête à les écrire.

 

Le surnaturel, pour moi, n’est pas un genre: c’est un langage

 

Un langage pour dire ce qui, parfois, dépasse les mots.

Un langage pour explorer:

 

La force invisible qui nous attire vers quelqu’un,

Les liens qui survivent à la raison,

Une sensation de déjà-vu…

 

Ou encore cette étrange impression de reconnaître l’âme d’une personne avant même de connaître son nom.

 

Le surnaturel me permet d’exprimer ce que le cœur vit en silence.

 

Il n’éteint pas la romance: il la magnifie, la rend plus vaste, plus profonde, plus forte.

 

Les créatures, les races anciennes, les énergies…

…ce sont des métaphores vivantes.

 

Quand je décris un Alpha Divin dans mes livres, en fait je parle d’un homme qui porte une lumière puissante en lui ― et une ombre tout aussi grande.

 

Quand j’évoque une «âme-cœur», je parle d’une rencontre qui bouleverse une vie.

 

Quand un vampire apparaît, il représente un désir ancien ou un héritage que l’on ne peut fuir.

 

Quand une faille s’ouvre, c’est une brisure intérieure qui demande à être guérie.

 

Toutes ces choses sont surnaturelles, oui.

 

Mais en réalité, elles sont profondément humaines.

 

Je suis devenue une auteure de romance paranormale… parce que mes histoires le demandaient.

 

Je ne laisse pas le surnaturel envahir mes romans juste pour suivre la mode.

Je n’en mets pas «trop» non plus ― et ce n’est pas gratuit.

 

J’écris et conçois cet univers comme je le ressens.

Parce qu’il existe en moi depuis longtemps.

Parce qu’il donne sens à mes personnages et révèle leurs vérités les plus intimes.

 

Je suis une auteure de romance paranormale, oui.

 

Mais surtout: je suis une conteuse d’âmes.

 

C’est là que je me sens entière.

C’est là que mon écriture respire vraiment.

C’est là que mes personnages me parlent.

 

À mes lectrices de toujours, et à celles qui arrivent…

 

Merci de m’accompagner dans cette évolution.

Merci de me faire confiance quand mes histoires prennent des chemins inattendus.

Merci de suivre mes personnages même lorsqu’ils franchissent la frontière du réel.

 

J’espère que vous vous laisserez porter, vous aussi.

Parce que la romance paranormale que j’écris n’est pas un monde étranger:

 

C’est un monde intérieur.

 

Un monde de passion, de destin, de blessures qui cherchent à se dire et à guérir, mais aussi de forces invisibles qui nous guident.

 

Un monde où, enfin, l’amour devient ce qu’il a toujours été: mystérieux, puissant, transformateur.

 

Bienvenue dans cet univers.

Bienvenue chez vous.

 

 ― Honey Goldfish

 

L’amour n’a pas de limites — alors mes histoires non plus.

dimanche 9 novembre 2025

Quand les Alphas m’ont appelée: naissance d’un univers



Il y a dans les romances surnaturelles un appel instinctif qui me fascine depuis toujours: celui du lien prédestiné, cette force invisible qui unit deux êtres au-delà de la logique, du temps ou de la raison. Quand j’ai découvert les romances de loups-garous avec des compagnes destinées, cette alchimie brute et presque animale m’a tout de suite séduite en tant qu’amatrice de romance érotique.

Mais comme je suis également la plus grande fan de Cherise Sinclair et de ses romances BDSM, quelque chose, souvent, me dérangeait.
 
Les rapports de force entre les Alphas et leurs femelles me semblaient trop inégaux, trop chargés de domination brutale ou de territorialité quand ils n'étaient pas tout simplement toxiques. Ces luttes d’ego et de pouvoir, ces affrontements de mâles enragés pour imposer leur autorité, manquaient à mes yeux de ce que je cherchais vraiment: la noblesse du lien, la profondeur du cœur.
 
D’un autre côté dans les romances BDSM que je lisais, il n’y avait pas ce lien mystique, cette union des cœurs quasi spirituelle. Cet amour si profond que chaque fibre de l’être s’en trouve transcendée.
 
Alphaverse ― ou l’Univers alpha
 
L’idée d’un Alphaverse — ou d’un Dom-verse m’est venue progressivement. Si bien qu’un jour, j’ai décidé de me lancer et de créer mes propres Alphas ou ma propre race de dominants si vous voulez.
 
Je voulais bâtir un monde où la domination n’est pas synonyme de violence, mais de responsabilité, de puissance canalisée.
 
Un univers où l’attirance surnaturelle et le lien d’âme s’entrelacent avec des valeurs d’honnêteté, de loyauté et d’authenticité.
 
Un monde qui accueille sans jugement les codes du BDSM — parce que la soumission, dans sa forme la plus pure, est un acte de confiance et d’amour — et je désirais intégrer tout cela dans un contexte mystique et surnaturel.
 
C’est ainsi qu’est né mon Alphaverse: un univers où la passion animale des «shapeshifters» (ou métamorphes) rencontre la profondeur émotionnelle des relations d’âme.
 
Des Alphas, mais pas comme les autres
 
Mes Alphas ne sont pas de simples meneurs de meutes.
Ils sont des êtres d’exception, des éminences qui excellent dans tout ce qu’ils entreprennent, des gardiens des jeunes races, des êtres à la fois puissants et imparfaits.
 
Ils peuvent être fiers, arrogants, passionnés, mais leur grandeur ne réside pas dans la domination: elle réside dans leur cœur, dans leur capacité à aimer et à protéger.
 
J’ai voulu qu’ils soient divisés en deux castes:
 
Les Divins, plus sages, nobles et spirituels.
 
Les Alphas non divins, qui eux sont plus fougueux, instinctifs et aussi plus terre à terre.
 
Cette dualité me permet d’explorer la tension entre le sacré et l’animal, entre la maîtrise et la passion.
 
La Consorte: l’égale, l’âme et surtout la flamme de l’Alpha
 
Je n’aimais pas le mot «soumise» ou «omega» pour décrire ce que serait la partenaire de l’Alpha, parce que les relations en ce monde sont tellement multiformes que je ne voulais en aucun cas les réduire à un archétype aussi stéréotypé.
 
Non pas que je méprise les soumises. On peut être soumise dans la dignité.
 
Je n’aimais pas non plus «femelle» et si vous remarquez dans mes livres, même s'il s'agit de créatures surnaturelles, vous verrez que je ne l’emploie en général que très rarement, au sens biologique surtout.
 
Non... pour désigner la compagne ou le compagnon de l’Alpha, je désirais un mot qui exprime la force dans la douceur, l’égalité dans la complémentarité.
 
C’est ainsi qu’est née la notion de Consorte.
 
La Consorte n’est pas dominée. Elle choisit de se relier à son Alpha, corps, âme et esprit. Elle est son reflet, son ancrage, son équilibre.
 
Lorsqu’un Alpha Divin marque sa compagne, peu importe qu’elle soit humaine ou non: elle s’élève, elle se transforme, elle devient Divine à son tour.
 
Leur lien sacré fait d’elle la gardienne de sa flamme, et de lui, le gardien de son cœur.
 
Dans ce lien, il n’y a pas de hiérarchie — seulement un équilibre parfait entre puissance et tendresse, force et abandon.
 
Quand la flamme s’éteint: les Déviants
 
Mais tout équilibre peut se rompre. Quand un Alpha renie sa part d'humanité, qu'il refuse l’amour — ou parfois quand il perd sa Consorte, sa flamme s’étiole.
 
Son pouvoir devient instable, et sa nature peut alors se corrompre.
 
On dit de lui  qu'il est Déviant.
 
Dans mon univers, les Déviants symbolisent la perte de l’humanité, la rupture avec le cœur. Ils sont là pour rappeler ce qui arrive quand on renie ses émotions, quand on se coupe de l’amour.
 
Sans amour, même les plus grands de ce monde deviennent des coquilles vides.
 
Le sang des Premiers et le souffle des humains
 
Dans mon univers, les Alphas sont nés d’une hybridation entre les métamorphes originels — les Premiers — et les humains.
 
Sans les humains, la race Alpha n’existerait pas.
Et sans amour, aucun être ne peut réellement s’épanouir.
 
Tous les talents du monde, même surnaturels, deviennent creux sans amour.
 
Car au fond, c’est cela que mes histoires racontent:
 
Peu importe nos origines, notre race, nos préférences, notre genre ou notre non-genre…  nous avons tous soif d’amour, de reconnaissance et de compassion.
 
Et c’est cette flamme-là — la plus fragile et la plus puissante à la fois — que mes personnages cherchent à préserver.
 
Aimer de tout son cœur et de toute son âme
 
L’Alphaverse est né de ce désir: celui d’unir la puissance du dominant et la douceur du lien d’âme, la magie du mythe et la vérité humaine de l’amour.
 
J’ai voulu réinventer le concept d’Alpha pour qu’il ne soit plus un tyran esclave de ses pulsions animales, mais un être en quête d’équilibre, de lumière, et de sens.
 
Et à travers lui, j’ai voulu explorer cette idée que la vraie domination, c’est de se maîtriser soi-même… et que la plus belle soumission est celle qu’on offre en confiance à l’être qui nous voit vraiment.
 
 ― Honey Goldfish

samedi 1 novembre 2025

Le grand serpent à plume

Dans mon livre J & R Surnaturelles Adventures et dans le livre Traquée par l'Alpha: Clamer Carmen, j'ai fait du serpent à plumes l'emblème sacré de ma race de métamorphes issus d'Amérique du Sud. Pour être plus précise, c'est la spiritualité des Naguals (les métamorphes) que j'ai tenté de construire autour de ce fameux serpent à plumes.

Voici comment s'est faite ma réflexion à ce sujet quand j'ai créé le personnage de mon tout premier Nagual ainsi que la race de métamorphes qui leur était associée, basée sur les mythes qui entourent le peuple Olmèque.


Spiritualité des Olmèques 

Certains archéologues supposent que les Olmèques vénéraient des dieux alors que d'autres jugent qu'il serait plus vraisemblable de croire qu'il s'agirait en fait d'animaux fétiches, ce qu'ils appellent communément des nauallis.* C'est cette dernière thèse que j'ai privilégié dans la rédaction de mon ouvrage de fiction. Selon celle-ci, il est dit que le jaguar entre autres, tenait une place particulière au sein de la civilisation olmèque. Un autre animal qui tenait une place de choix était le serpent, qui se dit Cóatl en nahuatl, la langue des Toltèques et des Aztèques. Plusieurs tribus aborigènes accordaient des propriétés particulières au serpent. Certains peuples d'Amazonie décrivent d'ailleurs encore aujourd'hui l'énergie vitale de l'être humain comme ayant la forme de serpent entrelacé, lové sur lui-même.**

Ces visions de serpents lumineux lovés sur eux-mêmes ou d'anacondas à demi immergés de l'eau et dressés en vrille en direction du ciel ne sont pas sans rappeler la forme de double hélice de l'ADN humain. Des anthropologues s'étant penchés sur la question se sont d'ailleurs demandé si les indigènes d'Amérique du Sud n'auraient pas compris instinctivement ce que nos scientifiques ont mis plusieurs décennies à confirmer. C'est ce que l'on appelle communément la convergence culturelle.

Du Cóatl (sepent) au Quetzalcóatl (serpent à plumes)
©Catherine Leroux

©Catherine Leroux


Dans l'élaboration de mon histoire, j'avais choisi de faire des métamorphes un peuple rigoureusement athée. Cependant je ne pouvais leur dénier une certaine forme de spiritualité étant donné que ce sont des créatures surnaturelles qui ont donc conscience de l'existence du monde des esprits. Chez les peuples précolombiens d'Amérique du Sud, je savais que le serpent tenait une place très importante pour les raisons que je vous ai mentionné plus tôt. Le Quetzalcóatl, grand serpent à plumes, est pour eux une représentation de la force vitale qui nous anime et aussi de la nature divine cachée en l'être humain qui peut ainsi s'unir à son double animal ou alors à son dieu selon les croyances. Quand un chamane poursuit cet objectif de s'unir à son double animal ou à sa divinité, il est dit qu'il poursuit la voie du Nagual... Cette élévation du statut d'humain au statut surnaturel est figurée par les plumes du Quetzalcóatl, qui préfigure chez les autochtones d'Amérique du Sud l'élévation au-dessus de sa nature humaine vers la nature divine. (C'est du moins ainsi que je l'ai compris et intégré dans ma réflexion.)

Mon clan de métamorphe possède une double nature, à la fois humaine et animale, et poursuit donc la voie du Nagual... Je me suis donc dit que le serpent à plume des peuplades précolombiennes devait avoir une place prépondérante dans la spiritualité du clan de métamorphes que j'ai imaginé.

En poursuivant mon raisonnement, j'ai donc imaginé l'hypothèse suivante:

À cette représentation très basique du serpent, je me suis dit que, étant très savants, mon clan de métamorphe, qui étudiait la nature et lui trouvait une ressemblance avec les brins d'ADN... pourrait avoir ajouté au fil du temps des éléments décoratifs à leur serpent afin d'offrir une représentation plus juste au niveau symbolique de l'esprit qui anime leur peuple. Ils auraient donc employé des plumes de quetzal, un oiseau au plumage rouge, vert et bleu d'Amérique latine, et dont le nom signifie grande plume verte.

Si nous suivons toujours l'hypothèse du double animal (le naualli), nous pouvons aisément imaginer que le serpent fétiche de la tribu olmèque de mon livre s'éleva au rang de dieu en Amérique du Sud et devint ainsi le Quetzalcóatl au contact des Toltèques et des Aztèques, qui le vénéraient, puisque ses trois peuples ont cohabité et se sont donc forcément influencés mutuellement. Mon clan de métamorphe auraient donc influencé la culture locale en Amérique du Sud après leur venue dans notre monde... 

Dans les faits, et sur un plan purement historique, le serpent à plumes était si populaire auprès des civilisations précolombiennes qu'il se retrouvait fréquemment dans l'art mésoaméricain plus de 2000 ans avant la conquête espagnole.

Les plumes de quetzal étaient d'ailleurs employées dans la confection des costumes de cérémonie des prêtres et rois qui prenaient quelquefois le nom de ce dieu auquel ils s'associaient, si bien que le commerce des plumes de cet oiseau était prospère dans toute l'Amazonie.

Mythologie

                               

Nous pouvons imaginer, toujours dans cette «histoire alternative» que le mythe entourant le Quetzalcóatl s'est sans doute lui aussi lentement formé et répandu en plusieurs légendes que les Mexicains et la plupart des peuplades d'Amérique du Sud perpétuent encore aujourd'hui. (cette fois dans la réalité bien tangible.)

Le plus célèbre de ces mythes raconte que Quetzalcóatl, qui était alors un grand roi de Tula, la capitale légendaire des Toltèques, fut séduit et même trompé par Tezcatlipoca, le plus craint de tous les dieux aztèques.

Jaloux de son rival, Tezcatlipoca l'enivra et l'amena à rompre son vœu de chasteté. Chassé de Tula suite à cela, Quetzalcóatl s'enfuit jusqu'au bord de la mer, où il s'immola, perclus de remords. Son cœur, qui s'était échappé des cendres, devint alors l'étoile du matin sous le nom de Tlahuizcalpantecuhtli, ce qui signifie Seigneur de la maison de l'étoile de l'aube en nahuatl.


Ce sont ces mythes, ainsi que toutes les raisons que j'ai évoqué,  qui m'ont fait choisir le Quetzalcóatl comme symbole de mon clan de métamorphes. En effet, j'ai choisi de les décrire comme un peuple savant, qui étudiait l'astronomie et se tournait vers les étoiles. Je désirais aussi représenter leurs systèmes de croyances dans ce même esprit. Mon clan de métamorphe croit donc au surnaturel, mais ne croit pas forcément en un ou plusieurs dieux. Leur système de croyances s'appuie sur la nature et son observation constante. Je juge donc qu'il est important que la mystique de ce peuple soit entièrement centrée sur un fétiche qui soit représentatif de cette sagesse innée du clan très ancien de métamorphes. Plus précisément celui de l'esprit du serpent à plumes, qui représente la force vitale en l'être humain, qui tend à s'élever vers le ciel, ce qui est symbolisé par les plumes. Mais aussi d'un humain qui, à travers les épreuves et la souffrance, serait parvenu à transcender sa souffrance pour en tirer un plus grand bien.

Honey Goldfish

*Caterina Magni, Archéologie du Mexique. Les Olmèques

**Michael Harner, The Way of the Shaman

Le calligramme: quand les mots deviennent une image

  Comme vous le savez, je suis une femme qui aime creuser le sens des mots et les savourer, que ce soit dans ma spiritualité ou dans la vie ...