samedi 3 janvier 2026

​La dignité DANS la pauvreté




Il existe une violence discrète, souvent invisible, que vivent les personnes pauvres: les jugements déguisés en conseils, les sermons non demandés, et cette idée persistante que la pauvreté serait la preuve d’un manque de jugement.

Être pauvre ne signifie pas être irresponsable.
Être pauvre ne signifie pas ne pas savoir gérer un budget.
Être pauvre ne signifie pas renoncer à toute forme de plaisir.

Oui, parfois, même les personnes pauvres s’accordent de petites douceurs.
Non pas par inconscience, mais parce que même les pauvres ont droit à de petits plaisirs coupables.

La douceur envers soi-même ne devrait jamais être considérée comme un luxe.
Savoir se faire plaisir, c’est aussi une manière de tenir debout.

Dans la pauvreté, ces petites douceurs sont souvent ce qui nous donne envie de continuer, ce qui nous motive à avancer.

Ces petits luxes sont, la plupart du temps, le fruit de décisions réfléchies, prises en tenant compte du bien-être mental et émotionnel — et non pas uniquement des besoins primaires.

Beaucoup de personnes vivant avec peu de moyens ont des budgets extrêmement serrés, parfois bien plus rigoureux que ceux de personnes plus aisées.

Dans un quotidien où chaque dépense est calculée, ces petites douceurs ne sont pas une extravagance.

Un repas commandé à l’occasion, un petit confort domestique, un objet qui facilite la vie: ces choix ne sont pas des fautes morales.

La pauvreté n’exige pas l’austérité permanente.


Pauvreté et santé mentale

Il arrive aussi que la pauvreté se combine à des préjugés envers les personnes neurodivergentes ou différentes.

Lorsque, en plus d’être pauvre, une personne vit avec une problématique de santé mentale, certains proches ont tendance à infantiliser.

Comme si avoir un diagnostic signifiait automatiquement être incapable de faire des choix, de vivre de manière autonome ou de comprendre sa propre réalité.

Être autiste, ou vivre avec une différence, ne veut pas dire être inapte.

Cela ne justifie ni la surveillance constante, ni la mise sous tutelle symbolique, ni les décisions prises à la place de la personne concernée.

Souvent, cela part d’un bon sentiment. On veut aider, on croit savoir ce qui est bon pour l’autre.

Mais en voulant aider, il arrive qu’on ignore les efforts constants, les projets en cours, les reconstructions silencieuses, les stratégies de survie déjà existantes.

On prive alors la personne de son indépendance et on nie sa résilience.

Un appel à l’humilité

Il faut reconnaître les limites de chacun, les respecter, s’écouter, et surtout laisser aux personnes concernées le droit de décider pour elles-mêmes.

La pauvreté n’autorise certainement pas le mépris.


L’aide a bien trop souvent un prix

On présente parfois certaines aides financières ou matérielles comme des solutions évidentes.


Pourtant, toutes les aides ne sont pas sans conséquence.

La générosité de certaines personnes vient trop souvent avec des attentes, des pressions, des dettes émotionnelles ou relationnelles.

Refuser ce type d’aide n’est pas de l’orgueil: c’est parfois un acte de protection et de lucidité.

Choisir la pauvreté plutôt que la dépendance toxique est un choix qui mérite le respect.

Certaines mains tendues viennent avec un prix trop chèrement payé.

Face à ce type d’aide, il est parfois préférable de choisir le troc, l’entraide, les échanges de bons services — des formes de solidarité qui préservent la dignité humaine et l’indépendance de chacun.

Après tout, ne dit-on pas que les bons comptes font les bons amis?

Il est si facile de juger.
Mais on voit rarement l’ensemble du tableau.

Il est parfois préférable d’éviter de donner son opinion et de rester simplement à l’écoute de la personne en difficulté financière.


Souvent, le simple fait d’évoquer un problème aide déjà à trouver des solutions, sans que personne n’ait à imposer les siennes.

Et qui sait ce que l’avenir nous réserve?

La situation financière d’aujourd’hui n’est pas nécessairement celle de demain.

Mais même sans promesse d’amélioration, la dignité humaine demeure essentielle.


Elle devrait se trouver au cœur de tous les échanges.

Avant de juger la manière dont une personne pauvre vit, dépense ou fait ses choix de vie, une question simple devrait être posée: m’a-t-on demandé mon avis ?

La compassion ne consiste pas à contrôler la vie des autres, ni à leur imposer notre vision du monde.

La pauvreté n’annule ni l’intelligence, ni la responsabilité, ni la dignité.


C’est pourquoi je rêve d’un monde où la dignité ne rimerait jamais avec prestige,
et où l’intelligence ne serait jamais mesurée à nos conditions de vie.


Ce que je demande, c’est une reconnaissance de la dignité DANS la pauvreté.


— Honey Goldfish 

lundi 22 décembre 2025

Quand les mots dérangent

 


Comprendre les relations Maître/Esclave dans la fiction et dans la réalité consensuelle du mode de vie BDSM

 

Récemment un commentaire d'une lectrice au sujet de mon livre "Renaissance de la femme adultère" dans la série du Milliardaire Beach Club m'a amené à faire une réflexion intéressante.

 

Elle me mentionnait son malaise face à un dominant qui ne cessait d'interpeller sa compagne en la traitant d'esclave. Dans sa bouche, cela était un mot doux, mais pour bien des gens, cela peut rendre inconfortable.

 

Non pas parce que ce malaise serait illégitime — il est au contraire parfaitement compréhensible — et même très saint!

 

Parce que ce simple mot. Esclave. Touche à un sujet souvent mal compris, chargé d’histoire, d’émotions et de projections: les relations Maître/Esclave, notamment dans leur forme 24/7... j'ai eu envie de rédiger une entrée à ce sujet sur mon blogue.

 

Cet article n’a pas pour but de convaincre qui que ce soit d’aimer ce type de dynamique. Il a pour but d’expliquer, de contextualiser et de rappeler une chose essentielle: dans une relation saine, le pouvoir donné est toujours un pouvoir consenti.

 

Le poids du mot “esclave” choque

Le mot esclave est lourd de sens. Il évoque la contrainte, la violence, la dépossession, l’absence totale de choix, voir l'humiliation. Historiquement et socialement, il est associé à des réalités traumatiques bien réelles.

 

Il est donc normal que, sorti de son contexte, ce mot provoque un rejet immédiat.

 

Mais dans le roman érotique — et spécialement dans les relations dominants/soumises — le mot ne renvoie pas à une oppression réelle. Il est réinvesti, détourné, transformé en symbole intime, choisi, parfois même sacré. Ce glissement de sens est précisément ce qui peut troubler… et ce qui mérite d’être expliqué.

 

La dynamique maître/esclave 24/7: ce que c’est — et ce que ce n’est pas!

Une relation maître/esclave en 24/7 signifie que la dynamique de pouvoir ne se limite pas à une scène ou à un jeu ponctuel. Elle imprègne le quotidien: les gestes, les rituels, la façon de se parler, parfois même les décisions.

 

Mais — et c’est fondamental — elle repose sur trois piliers non négociables:

 

Le consentement éclairé: donné librement, sans pression, et réversible.

La confiance absolue: l’esclave choisit à qui elle remet ce pouvoir.

Des limites claires: définies ensemble, respectées sans exception.

 

Contrairement aux idées reçues, l’esclave n’est pas privée de volonté. Elle exerce au contraire un pouvoir immense: celui de dire oui, non, stop, ou de partir.

 

L’esclavage d’amour: une soumission choisie, pas une annihilation

On parle parfois "d’esclavage d’amour” pour désigner une forme de soumission profondément affective. Il ne s’agit pas de disparaître, mais de s’offrir.

 

Dans ce type de relation: la soumission est un langage émotionnel. L’abandon est vécu comme une libération, non comme une perte. Le dominant devient le gardien de ce don, non son exploiteur.

 

Pour certaines personnes, se déposer entièrement entre les mains de l’autre — dans un cadre sécurisant — est une manière de lâcher le contrôle, le poids des attentes, la solitude décisionnelle. Ce n’est pas une faiblesse. C’est un choix intime, parfois profondément réparateur et libérateur.

 

Dans la fiction: quand la domination naît d’une faille

 

Dans mon roman, le malaise est intentionnel au départ.

 

Lorsque Damien appelle Sarah “esclave”, ce n’est pas encore un mot d’amour. C’est un test. Une provocation. Une façon maladroite et cruelle de vérifier si elle est sincère dans son désir de revenir vers lui.

 

Mais ce qui commence comme un jeu de pouvoir teinté de blessures évolue. Le mot change de couleur. Il cesse d’être une arme pour devenir un lien.

 

Sarah ne devient pas une esclave par contrainte.

Elle devient son esclave d’amour parce qu’elle le choisit.

Et Damien, loin de s’endurcir, est profondément touché par la confiance totale qu’elle lui accorde.

 

Mais attention! Aimer n’implique pas d’aimer toutes les formes d’amour

Il est important de le dire clairement: ne pas être à l’aise avec ces dynamiques est parfaitement légitime et votre partenaire de jeu se devrait toujours de respecter vos limites.

 

La littérature érotique explore des zones émotionnelles, psychologiques et relationnelles très variées. Certaines seront en harmonie avec nos valeurs, d’autres non. Ce n’est ni un échec ni une faute morale que ce soit de la part de celui qui regarde ou de celui qui crée la fantaisie érotique.

 

Cependant, comprendre qu’une relation maître/esclave consentie, respectueuse et aimante n’a rien à voir avec la domination abusive permet parfois de lire ces histoires autrement — ou au moins de ne pas les réduire à ce qu’elles ne sont pas.

 

En conclusion

Les relations de pouvoir, qu’elles soient littéraires ou réelles, ne sont pas dangereuses en soi. Ce qui est dangereux, c’est l’absence de choix, de parole et de respect.

 

Dans une relation saine, même la soumission la plus totale reste un acte de liberté.

 

Et dans la fiction, parfois, ce sont précisément ces zones inconfortables qui nous obligent à réfléchir à nos propres limites, nos peurs… et à ce que cela signifie vraiment pour nous que d'aimer.

 

Personnellement, dans mes livres, j'aime bien parfois explorer des zones qui me sont à moi aussi parfois inconfortables... et en apprendre aussi un peu sur moi-même par la même occasion! L’étude du mode de vie BDSM en tant qu’auteure m’a d’ailleurs bien souvent poussée à voir au-delà de mes propres limites!

 

Bonne chance à vous dans l'exploration et la découverte de vos propres  préférences! ;-)

 

― Honey Goldfish

mardi 25 novembre 2025

Le plus Petit est le plus Grand

(Chronique d’une écrivaine sensible à l’approche des fêtes)

 

Il y a quelque chose de particulier qui se passe chaque année, quand décembre s’installe. Les lumières s’allument, les maisons se réchauffent, et malgré tout… certains se sentent seuls. Délaissés. Abandonnés. Noël est merveilleux pour ceux qui ont une famille, des amis, mais on oublie souvent qu’il existe un nombre incalculable de personnes âgées délaissées par leurs proches et plus terrible encore, d’orphelins et de gens marginalisés, que la société a purement et simplement oubliés.

 

Être écrivaine, c’est vivre dans deux mondes à la fois: celui qu’on bâtit avec passion, et celui qu’on partage avec les gens qu’on aime. Et il arrive que ces deux univers ne se reconnaissent pas toujours.

 

Que ceux qui nous entourent ne voient pas forcément la valeur de ce qu’on crée, ou ne réalisent pas les heures, l’âme et l’amour qu’on met dans notre travail ― notre art.

 

L’inverse est aussi vrai.

 

Plongée dans mon univers paranormal, j’ai bien souvent moi aussi négligé les personnes autour de moi tel un PDG le ferait avec ses proches les premières années de démarrage de sa «start up».

 

Je suis la classique écrivaine vivant dans sa grotte. Hi, hi, hi!

 

Que ce soit dans un sens ou dans l’autre, cela n’a rien de personnel. Souvent, c’est simplement qu’on se laisse emporter par la routine, ce fameux «métro, boulot, dodo».

 

Mais ça ne fait pas moins mal aux personnes qui nous entourent.

 

Dans ma vie d’artiste, j’ai souvent eu ma part de moqueries, surtout au cours de la période des fêtes où la famille se réunit et où forcément on se compare. Dans ma belle-famille entre autres choses, il y avait ce stupide concours de la plus belle maison, la plus belle voiture, le job le mieux payé. On ne se gênait donc pas pour me faire sentir que ma passion pour les vieux livres et les romans d'amour était futile. Inutile. Contreproductive.

 

Écrivaine? Ah! Ah! Ce n’est pas un métier ma chérie! C’est un passe-temps!

 

Combien de fois l'ai-je entendu celle-là.

 

Une de mes professeurs m'avait prévenu que la "plume est la plus demandante des maitresses".

 

Évidemment, il y a toujours ceux qui croient vous rendre service en vous décourageant d'entreprendre une carrière qui rapporte aussi peu.

 

Tous ces rejets, toutes ces incompréhensions ont fait de moi ce que je suis: une âme qui ressent en profondeur, pour mieux écrire en puisant à la source: dans les profondeurs du cœur.

 

Comprenez bien que je ne cherche à blâmer personne ici.

 

La vie est bruyante, et tout le monde porte ses propres poids.

 

Parfois, ceux qui nous aiment ne savent pas non plus comment nous montrer leur appui.

 

Parfois, ils pensent même en donner… sans savoir que leurs mots glissent mal.

 

Mais à l’approche de Noël, j’ai envie de faire une pause, de respirer, et de regarder ce qui, au fond, nourrit vraiment la magie.

 

Parce que la vérité, c’est qu’on n’a pas besoin d’être compris par tout le monde.


Parfois, il suffit d’une seule personne qui croit en nous pour nous donner des ailes.

Et lorsqu’elle existe — un enfant, un ami, un lecteur, son éditrice, un conjoint —, le plus petit soutien devient un moteur.


Une force créatrice immense.

 

C’est exactement ce que j’aborde dans le spécial de Noël cette année de mon livre actuel Courtisée par l'Alpha: Clamer Béatrice. En effet, j'ai choisi pour le spécial de cette année, le thème du «plus petit qui devient le plus grand».

 

Ceux qu’on néglige, qu’on sous-estime, qu’on marginalise ― ou qu’on croit trop faibles, trop fragiles… alors qu’ils portent en eux une lumière capable de changer le monde. De le rendre meilleur.

 

Les enfants, surtout, comprennent cette magie mieux que nous.

 

Ils voient encore le cœur au lieu de l’enveloppe extérieure.

 

Ils savent repérer la beauté là où nous voyons seulement l’ordinaire.

 

Alors, si j’ai un souhait à offrir à tous ceux qui me liront à Noël cette année, c’est celui-ci: «Rapprochez-vous de ceux qui comptent vraiment pour vous.»

 

Montrez-leur que leur voix, leur art, leur cœur ont une place dans votre vie.

 

Même le plus petit geste peut transformer toute une vie en cette période des fêtes qui approche. Souvent, il suffit de très peu de choses. Un mot doux. Une pensée. Une petite attention. Une intention.

 

Et si vous êtes, comme moi, de ces créateurs un peu sensibles, un peu torturés (de façon tout à fait charmante, j’ose croire)… sachez que votre valeur ne dépend pas de la reconnaissance autour de vous.

 

Votre lumière est réelle.

Votre travail compte.

 

Et quelque part, quelqu’un attend vos mots, vos images, vos œuvres comme un cadeau — même si vous ne le savez pas encore.

 

C’est ça, la vraie magie de Noël.

 

Honey Goldfish

 

Romance paranormale: L’Amour est plus fort que le Destin.

samedi 15 novembre 2025

Romance Paranormal: Là où l’amour devient pouvoir et où le destin devient source d'intimité

Depuis quelque temps, j’ai reçu des messages de lecteurs et lectrices — parfois inquiets, parfois curieux — me demandant: « Pourquoi tant de surnaturel maintenant dans tes romans?»

 

Ce style porte un nom. Cela s’appelle de la romance paranormale, et aujourd’hui, je  désire répondre aux questionnements de mes lecteurs et lectrices en toute sincérité tout en vous partageant mon intérêt pour ce style de romance.

 

Non pas pour «expliquer ou justifier une décision d’auteure», mais pour vous ouvrir une porte sur ce qui se passe vraiment en moi quand j’écris.

 

Parce que la vérité est simple:

Je n’ai pas choisi le surnaturel. C’est lui qui m’a choisie.

 

Quand j’écris, je construis et déconstruis le monde qui m’entoure en y jetant un regard qui cherche à demeurer neuf, exempt de préjugés ou du filtre de mes croyances et de mes propres convictions. Ce regard n’est ni réaliste ni fictif. Il est mystique, comme un mélange entre le monde réel et le surnaturel. Entre imaginaire et réalité. Entre la partie visible de l'iceberg et la partie submergée sous cet océan multiculturel du genre humain.

 

Il en a toujours été ainsi dans mes livres. Même dans mes romances un peu plus classiques, il y avait une vibration sous-jacente: quelque chose dans le regard d’un personnage, dans une rencontre quasi impossible, dans un geste qui semblait dépasser la logique ― ou encore une prémonition.

 

Certains appelleront ça l’intuition.

D’autres, la magie.

Il y en a même qui parleront d'anges-gardiens dans l'invisible ou carrément d'intervention divine.

 

Personnellement, j’ai fini par comprendre que c’était simplement… mon univers.

 

Ma perception du monde, qui en tant qu'artiste est teintée par mon imagination très fertile.

 

Les Alphas Divins de mes livres, les âmes prédestinées, les races de créatures surnaturelles entre magie, sorcellerie et même parfois féérie qui s’y entremêlent — tout cela ne m’est pas venu comme un “choix d’auteure”, mais comme une inspiration, petit à petit…

 

Comme si ces histoires attendaient que je sois prête à les écrire.

 

Le surnaturel, pour moi, n’est pas un genre: c’est un langage

 

Un langage pour dire ce qui, parfois, dépasse les mots.

Un langage pour explorer:

 

La force invisible qui nous attire vers quelqu’un,

Les liens qui survivent à la raison,

Une sensation de déjà-vu…

 

Ou encore cette étrange impression de reconnaître l’âme d’une personne avant même de connaître son nom.

 

Le surnaturel me permet d’exprimer ce que le cœur vit en silence.

 

Il n’éteint pas la romance: il la magnifie, la rend plus vaste, plus profonde, plus forte.

 

Les créatures, les races anciennes, les énergies…

…ce sont des métaphores vivantes.

 

Quand je décris un Alpha Divin dans mes livres, en fait je parle d’un homme qui porte une lumière puissante en lui ― et une ombre tout aussi grande.

 

Quand j’évoque une «âme-cœur», je parle d’une rencontre qui bouleverse une vie.

 

Quand un vampire apparaît, il représente un désir ancien ou un héritage que l’on ne peut fuir.

 

Quand une faille s’ouvre, c’est une brisure intérieure qui demande à être guérie.

 

Toutes ces choses sont surnaturelles, oui.

 

Mais en réalité, elles sont profondément humaines.

 

Je suis devenue une auteure de romance paranormale… parce que mes histoires le demandaient.

 

Je ne laisse pas le surnaturel envahir mes romans juste pour suivre la mode.

Je n’en mets pas «trop» non plus ― et ce n’est pas gratuit.

 

J’écris et conçois cet univers comme je le ressens.

Parce qu’il existe en moi depuis longtemps.

Parce qu’il donne sens à mes personnages et révèle leurs vérités les plus intimes.

 

Je suis une auteure de romance paranormale, oui.

 

Mais surtout: je suis une conteuse d’âmes.

 

C’est là que je me sens entière.

C’est là que mon écriture respire vraiment.

C’est là que mes personnages me parlent.

 

À mes lectrices de toujours, et à celles qui arrivent…

 

Merci de m’accompagner dans cette évolution.

Merci de me faire confiance quand mes histoires prennent des chemins inattendus.

Merci de suivre mes personnages même lorsqu’ils franchissent la frontière du réel.

 

J’espère que vous vous laisserez porter, vous aussi.

Parce que la romance paranormale que j’écris n’est pas un monde étranger:

 

C’est un monde intérieur.

 

Un monde de passion, de destin, de blessures qui cherchent à se dire et à guérir, mais aussi de forces invisibles qui nous guident.

 

Un monde où, enfin, l’amour devient ce qu’il a toujours été: mystérieux, puissant, transformateur.

 

Bienvenue dans cet univers.

Bienvenue chez vous.

 

 ― Honey Goldfish

 

L’amour n’a pas de limites — alors mes histoires non plus.

dimanche 9 novembre 2025

Quand les Alphas m’ont appelée: naissance d’un univers



Il y a dans les romances surnaturelles un appel instinctif qui me fascine depuis toujours: celui du lien prédestiné, cette force invisible qui unit deux êtres au-delà de la logique, du temps ou de la raison. Quand j’ai découvert les romances de loups-garous avec des compagnes destinées, cette alchimie brute et presque animale m’a tout de suite séduite en tant qu’amatrice de romance érotique.

Mais comme je suis également la plus grande fan de Cherise Sinclair et de ses romances BDSM, quelque chose, souvent, me dérangeait.
 
Les rapports de force entre les Alphas et leurs femelles me semblaient trop inégaux, trop chargés de domination brutale ou de territorialité quand ils n'étaient pas tout simplement toxiques. Ces luttes d’ego et de pouvoir, ces affrontements de mâles enragés pour imposer leur autorité, manquaient à mes yeux de ce que je cherchais vraiment: la noblesse du lien, la profondeur du cœur.
 
D’un autre côté dans les romances BDSM que je lisais, il n’y avait pas ce lien mystique, cette union des cœurs quasi spirituelle. Cet amour si profond que chaque fibre de l’être s’en trouve transcendée.
 
Alphaverse ― ou l’Univers alpha
 
L’idée d’un Alphaverse — ou d’un Dom-verse m’est venue progressivement. Si bien qu’un jour, j’ai décidé de me lancer et de créer mes propres Alphas ou ma propre race de dominants si vous voulez.
 
Je voulais bâtir un monde où la domination n’est pas synonyme de violence, mais de responsabilité, de puissance canalisée.
 
Un univers où l’attirance surnaturelle et le lien d’âme s’entrelacent avec des valeurs d’honnêteté, de loyauté et d’authenticité.
 
Un monde qui accueille sans jugement les codes du BDSM — parce que la soumission, dans sa forme la plus pure, est un acte de confiance et d’amour — et je désirais intégrer tout cela dans un contexte mystique et surnaturel.
 
C’est ainsi qu’est né mon Alphaverse: un univers où la passion animale des «shapeshifters» (ou métamorphes) rencontre la profondeur émotionnelle des relations d’âme.
 
Des Alphas, mais pas comme les autres
 
Mes Alphas ne sont pas de simples meneurs de meutes.
Ils sont des êtres d’exception, des éminences qui excellent dans tout ce qu’ils entreprennent, des gardiens des jeunes races, des êtres à la fois puissants et imparfaits.
 
Ils peuvent être fiers, arrogants, passionnés, mais leur grandeur ne réside pas dans la domination: elle réside dans leur cœur, dans leur capacité à aimer et à protéger.
 
J’ai voulu qu’ils soient divisés en deux castes:
 
Les Divins, plus sages, nobles et spirituels.
 
Les Alphas non divins, qui eux sont plus fougueux, instinctifs et aussi plus terre à terre.
 
Cette dualité me permet d’explorer la tension entre le sacré et l’animal, entre la maîtrise et la passion.
 
La Consorte: l’égale, l’âme et surtout la flamme de l’Alpha
 
Je n’aimais pas le mot «soumise» ou «omega» pour décrire ce que serait la partenaire de l’Alpha, parce que les relations en ce monde sont tellement multiformes que je ne voulais en aucun cas les réduire à un archétype aussi stéréotypé.
 
Non pas que je méprise les soumises. On peut être soumise dans la dignité.
 
Je n’aimais pas non plus «femelle» et si vous remarquez dans mes livres, même s'il s'agit de créatures surnaturelles, vous verrez que je ne l’emploie en général que très rarement, au sens biologique surtout.
 
Non... pour désigner la compagne ou le compagnon de l’Alpha, je désirais un mot qui exprime la force dans la douceur, l’égalité dans la complémentarité.
 
C’est ainsi qu’est née la notion de Consorte.
 
La Consorte n’est pas dominée. Elle choisit de se relier à son Alpha, corps, âme et esprit. Elle est son reflet, son ancrage, son équilibre.
 
Lorsqu’un Alpha Divin marque sa compagne, peu importe qu’elle soit humaine ou non: elle s’élève, elle se transforme, elle devient Divine à son tour.
 
Leur lien sacré fait d’elle la gardienne de sa flamme, et de lui, le gardien de son cœur.
 
Dans ce lien, il n’y a pas de hiérarchie — seulement un équilibre parfait entre puissance et tendresse, force et abandon.
 
Quand la flamme s’éteint: les Déviants
 
Mais tout équilibre peut se rompre. Quand un Alpha renie sa part d'humanité, qu'il refuse l’amour — ou parfois quand il perd sa Consorte, sa flamme s’étiole.
 
Son pouvoir devient instable, et sa nature peut alors se corrompre.
 
On dit de lui  qu'il est Déviant.
 
Dans mon univers, les Déviants symbolisent la perte de l’humanité, la rupture avec le cœur. Ils sont là pour rappeler ce qui arrive quand on renie ses émotions, quand on se coupe de l’amour.
 
Sans amour, même les plus grands de ce monde deviennent des coquilles vides.
 
Le sang des Premiers et le souffle des humains
 
Dans mon univers, les Alphas sont nés d’une hybridation entre les métamorphes originels — les Premiers — et les humains.
 
Sans les humains, la race Alpha n’existerait pas.
Et sans amour, aucun être ne peut réellement s’épanouir.
 
Tous les talents du monde, même surnaturels, deviennent creux sans amour.
 
Car au fond, c’est cela que mes histoires racontent:
 
Peu importe nos origines, notre race, nos préférences, notre genre ou notre non-genre…  nous avons tous soif d’amour, de reconnaissance et de compassion.
 
Et c’est cette flamme-là — la plus fragile et la plus puissante à la fois — que mes personnages cherchent à préserver.
 
Aimer de tout son cœur et de toute son âme
 
L’Alphaverse est né de ce désir: celui d’unir la puissance du dominant et la douceur du lien d’âme, la magie du mythe et la vérité humaine de l’amour.
 
J’ai voulu réinventer le concept d’Alpha pour qu’il ne soit plus un tyran esclave de ses pulsions animales, mais un être en quête d’équilibre, de lumière, et de sens.
 
Et à travers lui, j’ai voulu explorer cette idée que la vraie domination, c’est de se maîtriser soi-même… et que la plus belle soumission est celle qu’on offre en confiance à l’être qui nous voit vraiment.
 
 ― Honey Goldfish

mardi 4 novembre 2025

Le prix du silence — pourquoi je ne me cache plus

 Pendant longtemps, j’ai écrit dans l’ombre.

Je publiais mes romans érotiques discrètement et je faisais mon possible pour glisser sur le style de mes livres quand on me posait la question. Je suis issue d’une famille d’intellectuels où les grands noms du cinéma et de la littérature étaient cités en permanence, lors des diners en famille élargie, le dimanche, après la traditionnelle messe. Eh oui, un foyer catholique.

 

Dans ces discussions philosophiques et politiques très animées, il n'y avait pas de place bien sûr pour les auteures comme « Barbara Cartland » et/ou encore « Cherise Sinclair » avec ses romans BDSM, qui étaient bien sûr boudés et méprisés ― et bien sûr considérés comme des romans de seconde catégorie.

 

Si bien que pendant longtemps, j’ai même écrit mes romans d’amour sans leur accorder une grande valeur… Dans la vie de tous les jours, j’écrivais du fantastique, mêlant récit de cape et d’épée au surnaturel,  à la mode du Tolkien, mon écrivain favori ou encore avec d'épiques combats entre sorciers et loups-garous à la mode de J.K. Rolling.

 

Je lisais bien souvent mes livres à mes trois petites filles qui adoraient les récits merveilleux dont je les gavais. Je me sentais très fière de cet univers fantastique que j’avais construit progressivement et qui était une manière pour moi de transposer les souffrances de mon passé en leçons de vie pour mes enfants.

 

Évidemment, j’écrivais aussi des romans un peu plus fleur bleue… mais je ne mettais en avant que mes récits fantastiques et je parlais un peu moins de mon autre passion, celle pour les romans d’amours avec ou sans érotisme.

 

Quand j’ai commencé à écrire de la romance BDSM… alors là! Je m’cachais encore plus!


Mon premier roman à saveur BDSM, La Captive de l’amour et le Bazillionnaire, fut publié sur une application mobile, sous mon pseudo d’artiste et où j’avais confiance que personne de ma famille, de mes amis ou encore — et aussi surtout — en Église ne risquait non de découvrir mon secret.

 

Ce n’est pas tant que je m’en cachais. Non. En fait, je n’ai jamais caché mon pseudonyme, ni que j’écrivais des livres et qu’on pouvait aller les lires sur une appli mobile… Je tablais plutôt sur leur manque d’intérêt pour ma carrière d’écrivaine, me confortant en me disant qu’ils ne prendraient même jamais la peine de télécharger l’appli mobile pour aller voir ce que j’écrivais… Cela, même si les dix premiers chapitres de mes livres sont toujours gratuits, et que donc ce serait très facile à qui le veut d’aller jeter un œil à mes œuvres sans nécessairement être forcé d’acheter le livre…

 

Cette attitude est sans doute symptomatique de mon manque de confiance en moi...

 

Personnellement, je n’ai jamais non plus fait pression sur qui que ce soit, de ma famille ou de mes proches, pour qu’ils lisent mes livres! En fait, je crois même que ça m’arrangeait qu’ils ne les lisent pas et je préférerais nettement que mes trois filles ne lisent jamais au grand jamais mes romans érotiques!

 

Bref, ça faisait parfaitement mon affaire que le commun des mortels ignore qui est Honey Goldfish sous ce nom de plume que j'utilise.

 

En fait, j’ai même toujours été convaincue qu’il était plus sûr d’utiliser un pseudonyme dans ce monde numérique où la cyberintimidation est un problème réel.

 

Que donc, c’était mieux ainsi.

 

Séparer la vie professionnelle de la vie personnelle.

 

Séparer la vie de famille de tout le reste.

 

Tout compartimenter.

 

C’est devenu une seconde nature pour moi, sans doute par la faute de ces intimidateurs de mon enfance qui m’ont convaincu toute jeune qu’un simple nom de famille ainsi que d'horribles lunettes suffisaient à faire de vous un citoyen de seconde catégorie.

 

Et que donc, pour être prise au sérieux, je devais garder mes désirs à distance, mes fantasmes à l’abri, mes mots entre parenthèses.

 

Je me disais : « Les gens ne me prendront jamais au sérieux si je leur dis que je suis une romancière écrivant du roman érotique. »

Et j’avais raison. Certains ne comprennent toujours pas.

 

Mais un jour, j’ai décidé que cela ne me suffisait plus.

 

Je me suis dit : « Je refuse de laisser la peur décider de la femme et de l’autrice que je suis! Je refuse de me taire sous prétexte que mon univers dérange! »

 

Le prix du silence

 

Quand on cache constamment ce que l’on est, ce que l’on aime, ce qui nous fait nous lever le matin… on paie un prix silencieux.

 

On se déchire.

 

Une dualité s’installe entre la personne qu’on montre et celle qu’on EST.

 

Et à force de cacher, on finit par croire qu’il y a effectivement quelque chose à cacher.

 

Durant longtemps, j’ai eu honte de mon genre littéraire.

J’écrivais de la romance érotique, et pire encore — j’osais parler de domination et de soumission dans le couple. J’utilise dans mes livres de vilains mots tels que le « Maitre »  et « Esclave ».

 

Pas pour choquer.

Pas pour provoquer.

 

Non, pour déranger non plus et encore moins pour faire du fric parce que ça ne rapporte pas tant que ça croyez-moi!

 

Mais plutôt parce que ce monde, celui de cette danse fantastique entre les partenaires, cet univers marqué par le contrôle et inversement de l’abandon, mais aussi de ce petit jeu sensuel des corps qui s’enlacent et des âmes qui se trouvent… est aussi synonyme pour moi de confiance et de libération.

 

Dans mes livres, je raconte la vérité nue sur nos besoins les plus humains : être vus, entendus, désirés, acceptés.

 

Et pourtant, combien de fois ai-je minimisé ce que j’écrivais?

 

Combien de fois ai-je effacé mes propres mots avant même de leur donner une chance d’exister ?

 

Chaque fois que je me censurais, je renforçais l’idée que ma voix devait rester en marge.

Et ça, c’est un prix trop lourd à payer.

 

La fracture intérieure

 

En moi, il y a plusieurs fractures intérieures… D’abord, il y a l’enfant blessée. Celle à qui on a dit trop souvent qu’elle ne valait rien. Celle qui trop longtemps fut ridiculisée. Celle qui ne savait pas comment s’affirmer en vieillissant et le faisait très mal. Il y a aussi l’ex-toxico. L’adolescente qui gelait ses émotions.

 

Il y a aussi l’ex-femme bafouée sortant d’une relation abusive, qui a dû se refaire après son divorce. Et, ce dont je suis très fière, il y a aussi la mère monoparentale qui a tout fait pour se relever et que sa foi chrétienne a soutenue. Celle qui s’efforce de suivre les préceptes du Christ et de les appliquer concrètement dans sa vie.

 

Toutes ces fractions de moi-même coexistent, comme autant d’épreuves qui m’ont façonnée et ont fait de moi la femme que je suis.

 

Et enfin, oui, enfin! Il y a une dernière facette de moi… l’Écrivaine qui m’a permis de traverser tout ça. Celle qui utilise l’art comme une soupape… un exutoire. Celle qui utilise sa plume pour se battre!

 

Celle qui donne vie à tous ces personnages, comme autant de facettes de moi-même et que mes lecteurs et lectrices connaissent.

 

L’auteure : Honey Goldfish, passionnée, intense… libérée.

 

Celle qui comprend ce que signifie faire confiance jusqu’à se livrer.

Celle qui sait que la domination n’est pas forcément la destruction quand elle est vécue entre deux partenaires consentants, mais plutôt une danse d’équilibre, une offrande réciproque.

 

Le BDSM, dans mes histoires comme dans ma vie, n’est pas une déviation.

C’est une forme d’art.

Un espace où la vulnérabilité devient force, où la douleur devient langage, où le corps parle quand les mots échouent.

 

C’est cela que j’écris.

Et c’est cela que je ne veux plus cacher.

 

Retrouver ma voix

 

La vérité, c’est que le secret me volait mon énergie.

À force de filtrer mes mots et de mesurer chaque phrase, j’en suis venue à écrire à moitié.

Moitié lumière, moitié ombre.

Et un jour, j’ai compris que mon écriture ne respirait plus.

 

Il y avait deux facettes qui se battaient en moi. L'écrivaine de récits fantastiques et la romancière, axée sur l'érotisme.

 

La honte éteint la flamme créatrice.

La peur la fait vaciller.

Mais l’acceptation — la vraie — la rallume d’un feu plus clair.

 

Aujourd’hui, je ne fais que suivre mon inspiration quand j’écris. Je laisse ma plume vagabonder avec mon esprit là où il me conduit! Et si tout à coup j’ai envie de mêler plusieurs genres, dansant entre fantastique et fantasme… je n’hésite pas non plus à le faire. Ma plume peut être un moment très fleur bleue, puis la minute d’après, un alpha très dominant fait son apparition, subjuguant mes lectrices et lecteurs de son aura surnaturelle.

 

Je prends la vie comme elle vient.

 

À fleur d'encre.

 

Je parle aussi bien plus ouvertement de mon univers, de mes thématiques, de mes désirs.

 

Parce que c’est en me montrant entièrement que mes histoires trouvent leur pleine vérité. Ces histoires sont après tout une partie de moi!

 

Oser se mettre à nue

 

Être visible, ce n’est pas crier plus fort.

C’est se tenir debout dans sa vérité, même quand elle dérange.

 

C’est dire : « Oui, j’écris de l’érotisme. Oui, j’aime le BDSM. Et oui, c’est une forme d’art, de littérature, d’exploration de l’âme humaine. » Et oui, j’écris aussi parfois des trucs franchement « kinkys » avec des alphas et leur compagne prédestinée ou d’obscurs avocats, procureur de la couronne aux ancêtres Faës.

 

Pour cette raison spécifique, je sais que certains ne prendront jamais mes livres au sérieux.

Parce qu’ils parlent de plaisir. Parce qu’ils parlent de corps. Parce qu'ils osent laisser errer l'imagination et colorer en dehors des petites lignes séparant les genres. Parce qu’ils osent aussi être très « kinkys », comme de petits plaisirs secrets.

 

Mais je sais aussi que d’autres s’y reconnaîtront.

Qu’ils y verront, eux aussi, une manière de guérir, d’aimer, de comprendre…d’exister.

 

Et si mes mots peuvent offrir cela — un reflet, une permission, une respiration — alors j’aurai gagné quelque chose d’immense : la liberté d’être moi.

 

Ce que j’assume aujourd’hui

 

Je ne suis pas seulement une auteure de romans fantastiques, mais aussi de romans érotiques. Parce que l’un n’exclut plus forcément l’autre.

 

À travers mes livres, je suis aussi et surtout une femme qui écrit la complexité du désir, la fragilité du pouvoir, la beauté du lien.

 

Je suis une conteuse de chair et d’âme.

 

Et je n’ai plus peur que cela me définisse.

 

Je n’ai plus peur que l’on me juge, ou que l’on me prenne moins au sérieux.

 

Parce que la vérité, c’est que je n’ai jamais été aussi sérieuse que maintenant.

 

En conclusion

 

Je choisis la lumière, même si elle expose mes zones d’ombre.

Je choisis de partager mes histoires, de parler de mon art, d’assumer mes désirs et mes fantasmes.

Parce que c’est ainsi qu’on réconcilie les morceaux de soi qu’on a trop longtemps séparés.

 

Écrire, c’est s’offrir au monde.

Et je veux m’offrir sans peur, sans filtre, sans excuses.

― Honey Goldfish


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